ELISA DE RHENANIE-DU-NORD-WESTPHALIE DANS L'ACADEMIE DE LA REUNION

Mon séjour à l’île de la Réunion du 13 septembre 2003 jusqu’au 20 mars 2004

Tout commencait en février 2003. En cherchant «l'île de la Réunion » sur une carte de la France métropolitain, comme je n’avais aucune idée où cette île puisse se trouver, je n’avais pas de succès. Je la cherchais donc á l'internet et finissais par tomber toute suite sur une centaine de pages touristiques... C’est là où j’ai appris que je partirai à une île de rêve, juste à l’autre bout du monde, entre Madagascar et Maurice.
En ce moment je commencais à sauter dans ma chambre, tellement j’étais contente et heureuse. , Je ne croyais pas mes yeux, quand j’ai vu des photos magnifiques de l’île, de la mer, la nature, la montagne, des poissons...un rêve, que j’ai eu depuis longtemps, était en train de se réaliser...et il n’attendait pas trop, car 2 semaines plus tard, ma correspondante arrivait à l’aéroport. Je me disait « Qu’est-ce qu’elle est folle, »,de quitter cette île paradisiaque pour le gris hiver en Allemagne, j’ai essayé de comprendre pourquoi elle voulait venir, mais... Enfin, elle a beaucoup appréciée son séjour, et voulait même rester pour vivre ici. C’est vrai que les 6 mois sont passait en un rien de temps, et quand elle était partie, il ne me restaient que 4 semaines avant mon départ.
Je faisais mes bagages comme si je partais en vacances, tout était si normal ! Et bien sûr je ne faisait que le réaliser dans l´avion, quand j étais déjà parti dans l´air...

*****

Arrivé à St Denis, le capital de la Réunion, on avait passé environ 20 heures dans l´avion ou à l’aéroport Charles de Gaulle, mais comme je suis volé avec un copain qui est parti avec Voltaire aussi, tout s’est bien passé et on a pris le bon avion sans complications. Ma correspondante était déjà là avec sa mère, et dès que j’étais arrivée on n’arrêtait pas de parler et de se raconter tout ce qu on avait vécu pendant le mois où on n'était pas ensemble.

Au début elle le trouvait difficile de me parler en francais, mais après une semaine ou deux ca allait et on parlait en francais toutes les deux, c ‘est à dire, moi plus ou moins car comme je l’avait appris seulement pendant 2 années au lycée, je comprenais plutôt des signes des mains que la langue.. C'est pour ca que je ne savais pas trop ce que j'allais faire à la rentrée. J'avais décidé d'aller dans une classe littéraire, et je n ‘ai jamais regretté cette décision. En outre je pouvais prendre l'option arts plastiques, qui est devenu ma matière préférée.

Le lycée commencait tôt le matin, à 7. 30, et mon père d`accueil déposait ma corres et moi en voiture, parce-que comme notre maison se trouvait beaucoup plus bas que le lycée, c'était dur de monter à pied. Après 4 heures de cours mes amis et moi mangeaient souvent des sandwichs ou parfois à la cantine. Après quelques heures de libre à midi, les cours recommencaient et finissaient`à 17.30, et même si je finissais avant je suis toujours restée avec des amis pour discuter ou jouer au volley.

C’est surtout cette atmosphère familiale que j’ai apprécié au lycée, qui n est pas seulement un établissement des cours, mais aussi un lieu où on passe du temps libre avec des amis. En Allemagne le lycée joue un rôle beaucoup moins important dans la vie. On va en cours le matin ou quelque fois l‘ après-midi, mais on rencontre ses amis dehors. Là, c était totalement diffèrent, :c'est au lycée où tout se passe, et il y a aussi pleins d'activités offerts comme le volley, la natation ou l'escalade.

Le mercredi et le vendredi soir je jouait au volley , et avec notre équipe on pouvait jouer aux compétitions dans beaucoup de lycées de l‘ île, et même à la plage où on voyait des dauphins. La seule chose qui nous empêchait de ne pas sauter dans la mer pour nager entre eux était qu’il y avait des requins qui avaient la même idée.
Les gens y étaient vraiment sympas et très ouverts. Dès mon arrivé au lycée ils m’ont parlée et aidée à m'intégrer facilement. Mais les profs aussi ils étaient très gentils avec moi, et m'expliquaient ce que je ne comprenais pas. Avec des amis on allait souvent à la plage le week-end, faisait des feux de camps, se donnait rendez-vous chez quelqu ‘un ou se promenait au port ou dans la ville. Quelques fois il y avait des bons concerts du ska, du rock, ou du reggae qu` on allait voir et avec mon père d'accueil j’étais à un concert du jazz. Tous les jeudis ou samedis je jouais du violon dans une groupe avec des amis, et souvent un copain invitait pour des fêtes où on pouvait jouer aussi. Ma famille d’accueil, qui se compose de mes parents d’accueil, et de ma correspondante et ses deux petits frères, , est une famille géniale, et je les ai adorés dès que je les avais vus.

Comme mes frères en Allemagne sont plus agés que moi, c était une nouvelle expérience de ne plus être la plus jeune, et c était vraiment différent de vivre avec des enfants, ce qui m'a fait beaucoup de plaisir. Petit à petit j'avais vraiment l ‘impression de faire partie de la famille, je partagais une chambre avec ma corres, et comme on se voyait presque pas pendant la journée, car elle était dans une autre classe et avait des amis différents on rigolait et parlait bien ensemble le soir.
Mon père d accueil est devenu un vrai ami pour moi, comme il jouait la guitare et moi le violon, on jouait ensemble, et on discutait tous les jours sur la politique, le monde, les gens, et souvent on allait à la piscine et se baignait pendant que le soleil se couchait. Avec ma mère d accueil je faisait le marché ou la cuisine, ou on parlait un peu de tout. Elle était vraiment comme une mère pour moi, et elle m'aurait toujours aidé. Le dimanche on a souvent fait des sortis en famille, ce qui me donnait la possibilité de découvrir l'île et sa nature impressionnante. Ils m’ont montrée le volcan, des forêts et jardins botaniques, des églises et des musées, des spectacles de la danse ; on marchait quelques jours dans la montagne avec des amis ; on pique- niquait à la plage, avec un copain je pouvais essayer de faire du surf, et pour mon anniversaire mes parents d’accueil m'ont offert un vol de paraponte.

Ce vol était une des sensations les plus intenses ,j étais 50 minutes dans l'air, et sur la mer je voyait des coraux et une tortue de mer, je devait pleurer de bonheur, c était une sorte de liberté géniale. Les semaines passaient vite jusqu ‘aux vacances ; Noel s approchait, mais il n'y avait pas un moins d'atmosphère. Il faisait chaud comme toujours, et le soleil remplacait le confort de Noel. À la Réunion c'était un jour comme tous les autres. J'étais un peu decue et n'attendais plus grande chose de ce jour, mais le soir était vraiment sympa, on a préparé un grand repas et les cadeaux, étaient posés sous un arbre de Noel en plastique (une mocheté, mais c’était mignon quand même).
On a tous passé une bonne soirée et je me sentais comme dans ma « vraie » famille. Le nouvel ans chacun fêtait de son côté. J'étais à la plage avec des amis et c’était vraiment génial, j ‘aimerais fêter tous les nouvels ans comme celui- la, en faisant de la musique à la plage, en dansant et on rigolant avec des bons amis. Quelques jours après on est parti à Maurice pour y passer 12 jours. Sur la carte c'est juste à côté de la Réunion, mais on dirait que les cultures s’opposent . Pendant qu à la Réunion on sent bien le gouvernement francais, qui donne une côté européenne à l île, Maurice est beaucoup marqué par l‘Hindouisme, les indiens et la misère, rien n'est bien organisé, mais les gens sont tellement ouverts qu'ils te parlent sur la rue et t'invitent à boire un thé avec la famille. En outre la vie y est beaucoup moins chère qu'à la Réunion, et on y trouve plus de tourisme, surtout dans la nord de l'île avec des grands hôtels de luxe. Heureusement on était dans le sud, et pouvait ainsi avoir un coup d'oeil sur la vie des Créoles, et ne pas seulement sur les grands plages blancs , réservées pour les blancs. Bien sûr on a quand même plongé dans la mer et on a eu la chance de nager avec des poissons magnifiques et sur des coraux rouges et jaunes. Avec un copain j´y pouvais faire de la voile, ce qui était super dans la mer turquoise et en voyant des poissons et des crabes sous nous...

On a visité toute l'île et les 12 jours passaient très vite, heureusement on avait encore quelque jours de vacances avant la rentrée ! 6 semaines de vacances à Noel, c'est génial ! Mais il faut dire, que comme on va au lycée 6 jours par semaine et souvent jusqu'au soir on en a bien besoin à la fin des cours.
En Allemagne je n'ai jamais eu un tel besoin des vacances ; je n ‘ai jamais été aussi fatiguée du lycée. Par contre il faut dire qu'après une pause comme celle -là, tous les élèves avaient tout oublié, même s'il y avait pas mal de devoirs. Notre prof de francais parlait de la « fuite du temps », et je commencait à le sentir très réaliste en moi même...mon séjour à la Réunion devrait se terminer dans quelques semaines et je n’avais pas envie du tout de partir, même si mes amis, ma famille et même l'Allemagne me manquaient un peu. La vie était vraiment différent à la Réunion qu'en Allemagne, et je pense que c'est aussi le climat tropical avec le soleil, qui joue un rôle particulier et qui fait que les gens sont d'un humeur qui est beaucoup meilleur, et peut être même qu'ils sont plus ouverts qu ‘en Europe. Comme il y a des gens de tous les origines du monde qui apportent des cultures, religions et styles de musique différents, on y trouve un mélange multiculturel très intéressant. Ca fait qu ‘à côté de cette diversité très intense, l'atmosphère est tolérante et s'il y avait du racisme il ne trouverait jamais un sol fertile. Mais comme partout il y a aussi des petits désavantages, comme l'organisation, par exemple du transport, qui n'est pas bien développé, et comme il n ‘‘y a pas assez de bus ni de trains on est dépendant des voitures. C'était un peu difficile pour moi parce que je ne voulait pas toujours demander à mes parents d'accueil de m'emmener par tout, et si c était trop loin pour aller à pied c'étaient toujours des parents des amis qui nous ont emmenés, ou bien des amis eux mêmes.
En outre les gens ne s'occupent pas beaucoup de la nature, il y des ordures par tout dans la forêt et sur la rue ; les coraux sont de plus en plus en danger et des déchets industriels vont directement dans la mer, ce qui est attendu avec impatience par des requins qui aiment l'eau trouble. Dès mon arrivée j'étais fascinée de l'île, et comme je n ‘avais pas encore eu beaucoup de temps pour le découvrir, mes parents d'accueil m ‘ont proposée de rester encore pendant les vacances de mars...je ne devais pas beaucoup réfléchir...et je profitais du temps pour marcher dans la montagne, aller à la piscine, parler avec tout le monde, aller à la plage, et aller aux concerts avec des amis. Pour mon départ mes amis me faisaient une fête de surprise à la plage, et c'était génial. Quelques jours après c'était le date qui était noir sur blanc sur mon billet d'avion. Quel horreur. Je n’aime pas dire au revoir. Surtout pas aux gens qui sont devenus tellement chers et importants pour moi. Maintenant j ‘aimerais les remercier tous : mes amis, ma famille d'accueil, mes parents, et le programme Voltaire de m’avoir permis de vivre cette aventure que je n'aimerais pas manquer dans ma vie.

MERCI.

Elisa.