exemples+konzepte Coopérer, se Comprendre, se Rencontrer

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Conclusion

Le cadre d’action :
agir au niveau de de l’établissement

Aujourd’hui plus qu’autrefois, l’établissement scolaire doit être considéré comme une entité organisationnelle responsable aussi bien de l’enseignement au sens traditionnel que des offres et des activités éducatives et pédagogiques pour les élèves " hors les murs ". Autrement dit, il se doit de définir, par exemple au moyen du projet d’établissement, une perspective globale et à long terme pour le déroulement des apprentissages en fonction du niveau des classes, surtout pour des thèmes transversaux : " Dans le cadre de l’enseignement général, les échanges sont de moins en moins souvent des rencontres de classes, mais d’école à école. " (cf. rapport OFAJ). Même s’il peut exister à cela des raisons beaucoup plus terre-à-terre (difficulté du recrutement d’élèves et obligation de procéder à des regroupements), les " échanges " se limitent de moins en moins à un groupe et à des individus isolés mais deviennent de plus en plus l’affaire de l’établissement dans son ensemble. Cela apparaît clairement dans les projets exposés ici où on voit au fil des ans la collaboration franco-allemande gagner de l’envergure au sein de l’établissement, parce que d’autres enseignants y sont associés et qu’il y a un renouvellement constant des équipes, parce qu’elle est en relation avec le projet d’établissement et des préoccupations fondamentales de l’ensemble de l’établissement (cf. le projet Marseille-Francfort et la problématique ZEP). Elle arrive même à relier établissement d’enseignement général et enseignement professionnel (cf. le projet Dijon-Frankenberg) et enfin, à s’élargir à une collaboration trilatérale (évolution actuelle du partenariat entre Marseille et Francfort vers un trio avec Birmingham). On en vient dans ce dernier cas inévitablement à poser la question d’une pédagogie et d’une politique des échanges au niveau de l’ensemble de l’établissement.

Dans ce contexte des éléments nouveaux dans le débat sur les " échanges " tels que la Dimension européenne, l’apprentissage interculturel, l’ouverture sur l’Europe et sur le monde relance la question de la place des projets bilatéraux, au premier titre la collaboration franco-allemande, et fournissent nombre de possibilités de réalisation dans le cadre des programmes européens (Comenius, par exemple), comme le souligne le rapport. Cela oblige de fait à combiner des actions, ne serait-ce que parce que les financements sont très modestes et limités à certains domaines (la préparation du projet de coopération et non les frais de séjour des élèves, par exemple). On est cependant dans bien des cas encore loin de concevoir ces activités comme un ensemble qui relève d’une volonté éducative globale et concertée dépassant le " montage " financier nécessaire à la réalisation d‘une " opération ". Il est clair que de telles activités ne s’implanteront pas durablement si on ne leur accorde pas de place concrète dans le programme. Ni la conscience ni l’affirmation de leur importance, ni les idées, aussi originales soient-elles, ne s’imposeront d’elles-mêmes. Il y faudra une volonté claire de tous les acteurs et à tous les niveaux.

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La duree dans le temps