|
Description analytique
Les acteurs adultes :
les enseignants / les intervenants extérieurs / les chefs détablissement
Même si la composition des équipes pédagogiques des établissements impliqués a évolué au fil des projets, un certain nombre de caractéristiques fondamentales se sont toutefois maintenues :
- la diversité des disciplines concernées. Les enseignants, surtout à Marseille les premières années et ceux de la ERS II à Francfort, nétaient majoritairement pas des enseignants de la langue, à plus forte raison des enseignants de la langue du pays-partenaire (allemand ou français). Dautre part, ils naccompagnaient pas non plus le projet de coopération au titre de leur discipline (mathématiques ou biologie, pare exemple), mais dans le cadre dune tâche pédagogique plus vaste ;
- lapport très important des intervenants extérieurs, cest-à-dire danimateurs pédagogiques (dans le cas présent des danseurs) assurant dans les établissements lanimation de groupes dans le cadre scolaire. De par leur participation constante à tous les projets et leur façon plus artistique et plus globale dappréhender le travail en situation de rencontre des groupes, la production et la mise en scène et en valeur des réalisations des élèves sous forme dun spectacle final, ils ont contribué de façon décisive à créer un style de travail qui intègre tout en le dépassant la pédagogie habituelle dans le cadre scolaire ;
- le décalage entre les équipes des différents établissements : il ny a pas et il ny a jamais eu de symétrie ou de recherche de celle-ci entre les équipes. Côté francfortois, les enseignants de langue, en particulier de Français, constituent lossature de léquipe (ce qui facilite la communication linguistique avec les collègues marseillais), mais celle-ci senrichit dautres apports, entre autres de lÉducation Physique et Sportive importante du fait du rôle des activités sportives pendant les rencontres. Côté marseillais, après une première phase de 3 ans, une enseignante dallemand a pris le relais de la coordination, ce qui a facilité grandement certaines choses ;
- le renouvellement des équipes. Contrairement à ce quon peut constater dans de nombreux projets de coopération, les personnes ne monopolisent pas ce travail ou nen sont pas seules chargées. Ceci correspond à une volonté déclarée dimpliquer un maximum denseignants dans ce travail, afin que la tâche ne soit pas trop lourde et quon narrive pas à un phénomène de monopole par un nombre restreint de " spécialistes ".
Lune des situations-clef est celle de ce quon pourrait appeler le " passage de témoin ". Elle sest présentée de 3 façons :
- lors de la première année, alors quil avait deux établissements impliqués de part et dautre, la ERS II avait mis en place un travail thématique systématique au niveau dune classe dâge (cf. thème). Deux enseignants en avaient la responsabilité nenseignant ni lun ni lautre le français, et le parlant très peu. La coopération a dû être interrompue, car aucun des enseignants de Français de létablissement na accepté de se joindre à léquipe, ce qui paraît peu compréhensible quand on sait que ceux-ci se plaignent du manque de motivation de leurs élèves pour le français !
- au bout de trois ans de coordination le responsable du projet au Collège Pythéas a décidé de céder sa place à une jeune collègue germaniste qui venait juste darriver dans létablissement. Même si celle-ci était un peu effrayée au départ par lampleur du travail et surtout par ce style de travail nouveau, elle a accepté et est devenue depuis une coordinatrice chevronnée en matière de coopération interscolaire.
- Ce problème est encore plus aigu dès lors quil sagit du chef détablissement. Pour des raisons qui tiennent au type détablissement (établissement en ZEP) et à la région (la Provence, lieu privilégié pour les nominations en fin de carrière), la rotation des postes de chefs détablissement est très rapide. Il ny a pas eu moins de 5 directeurs différents en 7 ans, léventail des attitudes et des comportements à légard dun projet de coopération allant de lengagement enthousiaste à une opposition farouche, en passant par une indifférence plus ou moins marquée. Des nominations heureuses et une volonté affirmée de sengager ont fini par permettre den arriver à une coopération formalisée et officielle (signature dun accord trilatéral en 98).
Lune des situations-clef est celle de ce quon pourrait appeler le " passage de témoin ". Elle sest présentée de 3 façons :
- lors de la première année, alors quil avait deux établissements impliqués de part et dautre, la ERS II avait mis en place un travail thématique systématique au niveau dune classe dâge (cf. thème *). Deux enseignants en avaient la responsabilité nenseignant ni lun ni lautre le français, et le parlant très peu. La coopération a dû être interrompue, car aucun des enseignants de Français de létablissement na accepté de se joindre à léquipe, ce qui paraît peu compréhensible quand on sait que ceux-ci se plaignent du manque de motivation de leurs élèves pour le français !
- au bout de trois ans de coordination le responsable du projet au Collège Pythéas a décidé de céder sa place à une jeune collègue germaniste qui venait juste darriver dans létablissement. Même si celle-ci était un peu effrayée au départ par lampleur du travail et surtout par ce style de travail nouveau, elle a accepté et est devenue depuis une coordinatrice chevronnée en matière de coopération interscolaire.
- Ce problème est encore plus aigu dès lors quil sagit du chef détablissement. Pour des raisons qui tiennent au type détablissement (établissement en ZEP) et à la région (la Provence, lieu privilégié pour les nominations en fin de carrière), la rotation des postes de chefs détablissement est très rapide. Il ny a pas eu moins de 5 directeurs différents en 7 ans, léventail des attitudes et des comportements à légard dun projet de coopération allant de lengagement enthousiaste à une opposition farouche, en passant par une indifférence plus ou moins marquée. Des nominations heureuses et une volonté affirmée de sengager ont fini par permettre den arriver à une coopération formalisée et officielle (signature dun accord trilatéral en 98).
|