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Comment t’est venue l’idée de devenir Jeune Ambassadrice OFAJ ?

En 2008, je faisais partie de l’association franco-allemande des stagiaires et professionnels (principalement connue pour leurs Stammtische en France et en Allemagne), qui m’avait alors informée de la possibilité de candidater pour le programme de JAO lors d’un rallye Paris-Berlin organisé par l’OFAJ.

Ce mandat s’inscrivait-il dans la logique de ton parcours franco-allemand ?

Je n’ai pas été bercée dans le franco-allemand : l’allemand était ma deuxième langue vivante, à partir de la 4e, mais s’est rapidement révélé être ma passion. Cependant, je n’ai participé à aucun programme de l’OFAJ (comme les programmes Voltaire ou Brigitte Sauzay) durant ma scolarité. Devenir JAO a été ma première expérience avec l’OFAJ.

Quel a été, selon toi, ton plus grand « succès » en tant que JAO ?

Mon mandat était centré sur le trinational, pour développer les relations avec les pays des Balkans, mes terres d’origine. Mais j’ai également participé à beaucoup d’initiatives locales (à Toulouse et dans la région en général) qui ont eu beaucoup d’échos. Si je devais citer un exemple de projet qui a été une belle réussite, je mentionnerais les 50 ans de l’OFAJ qui, dans le cadre de mon mandat, amenaient deux perspectives : bien évidemment, la célébration des 50 ans de l’OFAJ, mais également le projet franco-germano-croate porté par l’entrée de la Croatie dans l’Union européenne. Je me suis donc chargée de regrouper 8 associations locales linguistiques autour de la thématique de la Croatie à travers la vision franco-allemande. Il s’agissait de faire découvrir le pays, de lier les personnes de différents horizons et de différentes associations et de créer de nouveaux échanges. Le succès était au rendez-vous : sur 100 personnes attendues, 350 étaient présentes ! C’est grâce à de tels projets que l’on voit l’importance des connexions ; l’OFAJ m’a permis de faire le lien entre divers acteurs et de faire se rencontrer un public très diversifié.

As-tu remarqué des changements entre le début du programme et maintenant ?

À l’époque, nous étions 50 JAO. Depuis, le programme a gagné en ampleur ! Dorénavant, ils s’organisent en plusieurs catégories : en communication, celles et ceux qui opèrent au niveau régional, pour le programme « Diversité et Participation » et pour le trinational. En 2009, nous disposions de plus grands espaces de liberté. Aujourd’hui, les JAO sont guidés, cadrés, suivis… Le programme s’est « professionnalisé ». Un dernier aspect serait que, auparavant, il était plus difficile de se faire connaître localement (surtout en Occitanie, région tournée davantage vers l’Espagne) car les Jeunes Ambassadeurs par région étaient trop peu nombreux. Il fallait faire jouer ses réseaux ! Désormais, le terrain est défriché et les régions sont couvertes par plus de JAO, ce qui facilite leur reconnaissance au niveau local.

Qu’as-tu appris en tant que JAO ?

Tout un tas de choses ! Premièrement, des méthodes d’animation linguistique très intéressantes, que je réutilise dans mon quotidien professionnel. Les méthodes de gestion de projets m’ont également beaucoup apporté, tant sur le plan bénévole et personnel que sur le plan professionnel. J’ai appris lors de mon mandat l’importance de se construire un réseau, local dans un premier temps, puis international dans un second. Mon mandat m’a aussi permis d’acquérir des responsabilités, de découvrir le fonctionnement d’une organisation et de m’engager à l’international.

Quels sont tes meilleurs souvenirs ?

Être JAO, c’est aussi une histoire de partage : on partage une « mission », des valeurs et des intérêts – mais aussi tout simplement de superbes souvenirs lors des séminaires notamment, comme en 2010 par exemple, lorsque nous avions regardé tous ensemble l’eurovision (et la victoire de l’Allemagne !) à Essen ou encore les échanges passionnants lors d’une balade en bateau-mouche sur la Seine …

Aurais-tu des souhaits ou des suggestions pour l’avenir du réseau ?

Pour commencer, sa continuité. Personnellement, je suis restée en contact avec plusieurs JAO de la promotion 2009, et j’ai conscience de l’importance de ce réseau. Mais, pour un meilleur maintien du contact, je suggèrerais vivement la mise en place d’un site qui permettrait d’archiver le réseau alumni : ainsi, tous les profils des anciens JAO seraient répertoriés.

Quels conseils pourrais-tu donner aux nouveaux JAO ?

Je vais faire court et simple : il est primordial de rester motivé et réactif, mais aussi de s’informer et d’être en contact avec les anciens !

Alors, pour finir, pourquoi s’engager comme Jeune Ambassadrice ou Jeune Ambassadeur OFAJ ?

Ce bénévolat permet une expérience personnelle et professionnelle très enrichissante. En tant que JAO, on représente une organisation internationale, et on gagne en responsabilités. Le programme nous offre l’opportunité de nous constituer un réseau, professionnel et associatif. Pendant le mandat, on apprend des méthodes utiles, on prend confiance en soi et on se forge : c’est à travers les actions menées avec l’OFAJ que j’ai pu me lancer sur le marché du travail et que j’ai pu me réconcilier avec mon pays d’origine en organisant des projets trinationaux.

Suite à son mandat de Jeune Ambassadrice, Selma a mis un point d’honneur à perpétuer son engagement : elle est restée en contact avec les nouveaux JAO de sa région afin de partager son expérience, les guider et organiser des évènements avec eux. Elle continue les interventions, et reste réactive sur le terrain, même en tant qu’alumni.