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Une interview avec Hélène Solesse, Jeune Ambassadrice OFAJ à la Réunion.

„Comen i lé ?“ dit-on en créole pour demander comment ça va. Le créole, une langue que l’on parle en France. Au Nord de la France ? Mais non ! Au Sud alors ? Peuchère ! Ici, il s’agit du créole réunionnais, employé sur cette île de l’Océan Indien, ce DROM « département et région d’outre-mer ». Et comme partout en France, les Jeunes Ambassadeurs de l’OFAJ s’y affairent et font la promotion du franco-allemand. C’est une tâche toute particulière pour Hélène Solesse, la seule Jeune Ambassadrice OFAJ insulaire. Nous avons discuté avec elle - du grand défi que cela représente d’enthousiasmer les jeunes depuis l’Océan Indien à faire des échanges avec la lointaine Allemagne, et du fait que ce soit plutôt cool, d’être une ambassadrice insulaire.

OFAJ : Hélène, tu es française, tu es née et as grandi sur l‘île de la Réunion. Comment se fait-il que malgré la distance tu te sois intéressée à l’Allemagne ?

Hélène : J'ai un contact avec l'Allemagne depuis toute petite, ma mère étant professeure d'Allemand au lycée. J'ai connu l'OFAJ lorsque j'ai fait le « programme Brigitte-Sauzay » (http://www.ofaj.org/programme-brigitte-sauzay) , c'était en 2007 et j'étais à Rosenheim (très connue grâce à la série "Die Rosenheim Cops"). Outre mes différents séjours scolaires et privés en Allemagne, j'ai fait ma L3 à Fribourg, en tant qu'étudiante Erasmus.

Tu es donc familiarisée avec l’OFAJ depuis "toujours"…

Oui, et cette année, je me suis engagée pour l'OFAJ comme jeune ambassadrice dans le but premier de faire découvrir l'Allemagne et l'allemand aux jeunes de la Réunion. Via l'OFAJ, je souhaite leur donner l'envie de partir, de voyager et de faire des expériences en dehors de la Réunion. Nous avons une belle île, mais nous devons nous ouvrir au monde, et quoi de mieux que l'Allemagne pour commencer ! L'OFAJ m'offre ces possibilités et c'est pourquoi je me suis lancée dans cette aventure.

Ce qui ne doit pas être évident, je me trompe ?

Les difficultés en tant que jeune ambassadrice sont énormes. D'une part parce que je suis la première « JA » à la Réunion, donc il n'existe pas de réseau, et d'autre part parce qu'à cause de l'éloignement géographique, nous n'avons pas souvent l'occasion de recevoir des délégations allemandes quelles qu'elles soient. Etre JA à la Réunion demande beaucoup de patience et de persévérance. Au niveau scolaire et universitaire, la majorité des professeurs connaissent l'OFAJ et ils sont réceptifs à mes projets. Au niveau administratif (mairie, associations, tourisme...), je perds beaucoup de temps dans mes démarches à expliquer ce qu'est l'OFAJ, ce que nous faisons et comment nous le faisons. C'est dur, mais je m'accroche !

C’est super que tu montres autant d’optimisme. D’ailleurs, tu as déjà des premières actions en cours ?

C’est vrai ! De février à juin, je voudrais organiser une grande exposition mobile. Je travaille actuellement sur un projet de partenariat ou de jumelage entre la ville de Saint-Paul - ma ville d'origine - et une ville allemande.

Le franco-allemand prospère et gagne du terrain, jusqu’au lointain Océan Indien. Vous voulez en savoir plus ? Vous avez d’autres questions ? Alors adressez-vous directement à Hélène : helene.solesse@jeunesambassadeurs-ofaj.org.