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Erich Hansen témoigne de l’un des tous premiers échanges franco-allemands.

En mai 1965, 20 ans après la deuxième guerre mondiale, Erich Hansen a participé, avec quelques jeunes originaires d'Altötting, a son tout premier échange franco-allemand avec l’OFAJ.
Retrouvez ci-dessous un extrait de son témoignage relatant les souvenirs d’une rencontre avec le propriétaire d’un bistrot de Clermont-Ferrand, prisonnier de guerre pendant la deuxième guerre mondiale.
Pour lire le témoignage dans son intégralité, rendez-vous sur le Club OFAJ.

« (…) Après avoir apporté le petit-déjeuner demandé (une grande cafetière, un gros pot de marmelade, une grande baguette pour chacun et une demi livre de beurre), [le propriétaire] nous demanda poliment s’il pouvait se joindre à nous. Bien sûr ! Il commença à raconter :

« Je me suis marié en 1938 et en 1939 nous eûmes-t-un fils. La guerre fut déclarée et je fus appelé. Peu de temps après l’invasion allemande de la France, je fus fait prisonnier et dus travailler très durement dans une usine d’armement à Düsseldorf. Jusqu’à 12 h par jour - seuls les plus résistants ont survécu.

J’appris quelques mois plus tard que ma femme et mon jeune fils avaient été tués dans un bombardement allemand. Peu de temps après, on m’annonça que mon père et mon frère avaient été abattus en tant qu’otages de la « Résistance ». Comme ma mère était morte plus tôt, toute ma famille avait disparu - sous le feu des Allemands. 

Je ne pourrais plus jamais aller en Allemagne car si tôt que je croiserais les hommes de ma génération, je me demanderais : as-tu jeté les bombes ou as-tu abattu le père et le frère ?

Mais la meilleure chose qui soit arrivée depuis la fin de la guerre, c’est les échanges de jeunes. Celui, qui a des amis dans l’autre pays, ne tirera plus jamais sur eux. Il préfèrera destituer l’homme politique ou le général, qui exigera de lui qu’il tue.

Vous vous êtes nés après la guerre, pourquoi devrais-je vous haïr ? C’était un honneur pour moi de vous avoir comme invités. La note est offerte par la maison. »

(…)

Erich Hansen »

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