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La France au printemps 2017 – une élection décisive pour le futur de l’Europe

Partie deux de la série d’articles „On a le choix“ de Lucia Preiss et Lucas Soriano 

Cela fait 15 ans que le couple franco-allemand n'avait pas tenu les élections nationales au cours de la même année. Depuis l’époque de Gerhard Schröder et Jacques Chirac, beaucoup de choses ont changé sur le plan politique français, allemand et européen. Il est rare que tant de choses soient en jeu comme c'est le cas des élections de 2017, car les résultats du vote dans les deux pays - notamment en France - seront décisifs pour le futur de l’Union Européenne.

Les résultats du premier tour en France, le 24 avril, sont attendus et vont captiver les médias et le grand public européen. Au total, onze candidates et candidats se sont présentés, dont cinq qui ont une vraie chance de passer au second tour. Parmi les 5 « grands » candidats (avec le plus d’intentions de voix) se présente une vaste palette d’opinions politiques européennes, allant du rejet total au soutien passionné de l’Union.

 

Marine Le Pen

« Avec la disparition de nos frontières s’est installé chez nous un islamisme qui remet en question nos valeurs de civilisation, bousculant notre identité, nos valeurs, nos codes, nos mœurs, notre mode de vie. » Ainsi s’est exprimée Marine Le Pen, candidate du parti d’extrême droite du Front National lors de son meeting à Bordeaux. L’Union Européenne ne lui apporte rien de positif et pour elle l’UE est la cause des problèmes de politique intérieure en France. Si elle gagne les élections, elle mettra en place un referendum sur la sortie de l’Europe, calqué sur le modèle britannique.

 

Emmanuel Macron

Le jeune candidat du mouvement En marche !, qui ne se décrit lui-même « ni de droite ni de gauche » et qui a déjà de l’expérience au Gouvernement de François Hollande en tant que ministre des Finances, de l’Industrie et du Numérique, est bien l'européen le plus convaincu parmi tous les candidats. Persuadé que bon nombre d’inactions déchireraient l’Europe, il propose une réforme de l’impôt sur le revenu, une politique d’investissement plutôt que d'austérité de la part de l’Allemagne et une restructuration du système social et de l’emploi.

 

Jean-Luc Mélenchon 

Comme Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon est, depuis 2009, membre du Parlement Européen. Pourtant, le socialiste radical du parti La France insoumise est depuis toujours extrêmement insatisfait de la tendance économiquement libérale de l’Union, notamment l'insistance sur un déficit de 3% du PIB et sur une politique d’austerité. Il souhaiterait re-négocier les traités européens, afin d'avoir plus de marge de manoeuvre sur la politique sociale et environnementale de son pays. Si toutefois les autres chefs d'Etats refusaient, il voudrait aussi organiser un référendum sur la sortie de l’UE.

 

François Fillon

Le candidat des Républicains, agité par des scandales de corruption, prévoit d’orienter l’Union Européenne en trois priorités-clés : sécurité, euro et investissements. Il veut que la France redevienne le pays le plus influent d’Europe et critique l’actuelle politique fiscale et monétaire de la zone Euro. Selon lui, elle donne à l’Allemagne l’opportunité de s'enrichir sur le dos des autres pays. Il veut aussi assouplir les sanctions européennes contre la Russie, mises en place en 2014 à cause de l’annexion russe de la Crimée.

 

Benoît Hamon

Derrière les quatre autres „grands“ candidats d’après les sondages, il y a le courageux candidat du Parti Socialiste. Son projet européen prévoit une adaptation des taux d’imposition nationaux et un revenu universel. De plus, il souhaiterait investir 1000 milliards d’euros dans des projets de développement durable. Benoît Hamon refuse la menace d’un référendum sur la sortie de l’UE. Même l’économiste renommé Thomas Piketty ainsi que le candidat SPD à la chancelerie et ancien président du Parlement Européen Martin Schulz ont apporté leur soutien au candidat socialiste.

 

En tant que deuxième plus grand pays européen et membre fondateur de l’Union Européenne, la voix de la France a un énorme poids dans le développement futur de l’UE. Dans tous les cas, le nouveau chef du Palais de l’Elysée conduira ce développement dans une certaine direction.

Les Françaises et Français décideront par leur vote dimanche prochain dans l’isoloir, – et le 7 mai pour le second tour – non seulement de leur propre futur mais aussi de celui de 400 millions d’autres citoyens européens. Espérons que les enfants de la patrie feront ce choix responsable en leur âme et conscience. 

Redaction: 

Attention

L’OFAJ développe des programmes qui s’inspirent des jeunes et offre la possibilité à ses Jeunes Ambassadeurs de partager leur point de vue sur ce blog. Ces contributions reflètent leur opinion personnelle.