Attention : cette page n'a pas été mise à jour depuis plus de 6 mois. Les informations ne sont plus actuelles.

Pia :

« Machst gut Traum, Pia ! » Pendant près de deux ans, j’ai entendu cette phrase tous les soirs avant de m’endormir.

Mon copain – qui, au début de notre relation, connaissait aussi peu l’allemand que je ne connaissais le français – était convaincu depuis très longtemps que l’expression française « fait de beaux rêves » pouvait être traduite mot-à-mot en allemand.

Et comme j’aimais tellement son accent et que son erreur me faisait sourire chaque fois un peu plus, je ne l’ai jamais corrigé. Jusqu’à ce qu’un soir, sa tante, qui parle couramment l’allemand, ne lui demande s’il était sûr que sa petite amie était vraiment allemande, puisqu’elle ne corrigeait pas cette erreur. Alors mon copain est venu me voir, très perturbé, car cela a miné sa confiance en moi – ou plutôt dans mes facultés en tant que prof’ d’allemand.

En plus de cinq ans de relations (parfois à distance), de telles situations se sont produites si souvent que je ne peux plus les compter. Dans notre relation, nous surjouons parfois l’accent : celui que j’aurais (prétendument !) en français et celui qu’il a (définitivement !) en allemand.

Mais au moins, il ne fait plus cette seule erreur. Depuis trois ans maintenant, il me souhaite sans accent – à mon grand regret – : « Träum süß, Pia ». 

Célia :

J’ai rencontré Philipp il y a trois ans à Tübingen. Je faisais ma thèse et j’étais assistante de français dans un Gymnasium à Metzingen (Bade-Wurtemberg). Notre couple fait l’expérience parfois de choses très drôles. Philipp est souabe (il y tient à cette identité). Le souabe est aussi un dialecte germanique qui peut vraiment parfois être difficile à comprendre. Bref, en souabe, « mon amour » donne par exemple « mon amürle » (le suffixe « – le » à la fin des mots correspond à un diminutif, ça sonne tout de suite plus mignon !). Entre nous (mais parfois ça lui échappe en public), je suis son « amürle ». J’ai appris à faire du « sauerkraut » et Philipp a appris à tolérer le fromage qui pue. Au début de notre relation, il voulait absolument qu’on ait deux tupperwares séparés. Un pour son fromage insipide, l’autre pour le munster et le camembert. Même si j’habite maintenant en Allemagne, je continue à lire mon journal français, que je me fais livrer ici. Je lui raconte la France, et lui la « deutsche Politik ». En général, on se complète bien. Et on aime tous les deux le vin !

Pour plus d'informations sur le réseaux « Jeunes Ambassadrices et Ambassadeurs OFAJ », cliquez ici.

Restez au fait des dernières nouveautés de l'OFAJ - abonnez-vous à notre Newsletter !