1. Vous êtes la nouvelle Permanente pédagogique OFAJ au CNOSF. Quelle était votre motivation pour ce poste et en quoi consiste exactement votre travail au sein de cette institution ? Quelles sont vos perspectives pour 2019 ?

J’ai pris mes fonctions au CNOSF au mois de juillet. J’étais auparavant Permanente pédagogique au sein de l’association Gwennili, à Quimper. Une expérience formatrice qui m’a donné envie d’intégrer une structure plus importante et de développer du franco-allemand dans un nouveau contexte. Au CNOSF, je suis rattachée à l’équipe du pôle Relations Internationales. Mes missions consistent à soutenir les porteurs de projet dans leurs échanges. Il y a 80 échanges par an dans le sport. Je m’occupe également d’organiser les regroupements franco-allemands des clubs, des fédérations, d’animer et de former un réseau d’animatrices et animateurs du sport et de piloter le Volontariat Franco-Allemand pour le Sport (5 tandems/an). Je suis également en charge de la représentation du CNOSF au niveau de la commission européenne pour les programmes Erasmus+.

En 2019, nous lançons un nouveau projet autour des jumelages et sur comment y intégrer des jeunes, participants aux échanges sportifs.

2. Grâce à l’OFAJ, le CNOSF et son partenaire allemand, la Deutsche Sportjugend, travaillent ensemble depuis très longtemps. Quels sont les atouts des échanges sportifs entre nos deux pays ?

C’est un domaine stimulant car les demandes existent dans les deux pays et notre question au CNOSF et à la DSJ est : comment répondre à toutes ! Tout le territoire français est représenté dans les clubs organisant des échanges, cela est très positif sur le souhait qu’ont les acteurs de terrain à maintenir et développer ces rencontres interculturelles. Historiquement, après la Seconde Guerre mondiale, les échanges sportifs entre villes et villages ont été à l’origine de la création de nombreux comités de jumelages. Avec ces échanges, on touche un peu l’ADN de la rencontre interculturelle franco-allemande.

3. Quel est l’intérêt, pour un jeune sportif, de vivre une expérience interculturelle ?

Le sport touche tous les milieux sociaux. Pour les jeunes sportives et sportifs en club, c’est une occasion de voyager, de s’ouvrir qui ne leur est pas forcément offerte dans le cadre familial ou scolaire. Le sport est un vecteur très fédérateur et un outil de pédagogie non verbal fort. Nul besoin de connaissances linguistiques, le lien s’établit très vite !

Pour les athlètes espoirs, les échanges sont une ouverture sur d’autres techniques relatives à leur discipline, un recul très bénéfique dans leur formation sportive.

4. En quoi le sport peut-il être un élément fédérateur pour réinventer les relations franco-allemandes de demain dans une Europe élargie ?

Les échanges sportifs doivent être davantage le reflet de cette Europe à 27. La pérennité et l’intensité des partenariats entre les clubs sportifs allemands et français pourraient permettre d’ouvrir vers des clubs européens. L’objectif serait de développer nos programmes binationaux à de nouveaux pays afin d’intégrer davantage une dimension de citoyenneté européenne dans nos échanges.

5. Vous faite partie d’un réseau qui compte 42 personnes réparties en France et en Allemagne. Vous allez prochainement participer à la réunion annuelle de ce réseau. Quelles sont vos attentes ? Qu’avez-vous envie d’apporter ?

Ces réunions permettent de prendre du recul sur nos pratiques professionnelles, d’échanger des informations, des idées entre Permanents pédagogiques et de faire le point avec ses partenaires.

J’attends également un temps d’échange avec l’OFAJ sur tous les changements de Directives et je peux apporter mon expérience quotidienne sur les applications concrètes ainsi que des idées pour développer, par exemple, des outils numériques de formation aux porteurs de projets.

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