Je m’appelle Manon Edo, j’ai 24 ans et je termine cette année mon master « Plantes, environnement et génie écologique » à l’Université de Strasbourg.

J’ai réalisé mon apprentissage, qui a débuté en septembre (dans notre cursus, la deuxième année seulement peut se faire en apprentissage), au sein d’une équipe de recherche allemande au DLR (Dienstleistungszentrum Ländlicher Raum Rheinpfalz). Cette équipe réalise des recherches en microbiologie appliquée à l’œnologie. J’ai moi travaillé sur un sujet mêlant microbiologie, écologie et œnologie.

Au premier semestre, je vivais deux semaines à Strasbourg, pour pouvoir suivre les cours à la fac ; puis trois semaines en Allemagne, lors desquelles j’avançais donc sur mon projet de recherche qui vise à étudier l’impact de différents facteurs environnementaux (pesticides, climat…) sur la microflore des raisins.

Normalement, le deuxième semestre (de fin janvier à fin août) devait se faire intégralement dans l’entreprise. Cependant, en raison de la crise du Coronavirus, je suis rentrée pendant un mois et demi vivre chez mes parents, dans le Parc régional du Pilat, au Sud de Lyon. Pendant tout ce temps-là, j’ai pu travailler à distance. Le « Home Office » s’est très bien passé pour moi ! La partie expérimentale ayant été terminée avant la crise, j’ai pu me concentrer pendant le confinement, sur le traitement et l’analyse des données, travail qui pouvait parfaitement se faire à distance.

J’ai connu l’OFAJ il y a quelques années déjà car j’ai suivi la licence franco-allemande en Biologie, un partenariat entre les Universités de Strasbourg et de Saarbrücken, en Allemagne. J’ai à cette occasion pu bénéficier de la bourse de mobilité « Réussir sans frontière » de l’OFAJ, qui a été maintenue pour mon master. Cela m’aide à hauteur de 100€ par mois.

Que ce soit dans le cadre de ma licence franco-allemande ou encore dans celui de mon master, réalisé en alternance en Allemagne, ces expériences transfrontalières furent un très grand enrichissement professionnel et personnel aussi ! Je trouve que c’est une chance que nous puissions si facilement réaliser des projets transfrontaliers au sein de l’Europe et plus particulièrement entre la France et l’Allemagne, merci à l’OFAJ et toutes les personnes qui rendent cela possible !

Finalement, j’aimerais conseiller à toutes les personnes qui souhaitent réaliser des projets transfrontaliers de vous lancer, car vous ne le regretterez pas !