Gemeinsame deutsch-französische Erklärung
Le ministre fédéral des Affaires étrangères, M. Klaus Kinkel, et le ministre français des Affaires étrangères, M. Hubert Védrine, ont publié le 3 juillet 1997 la déclaration commune suivante sur le renforcement de la coopération franco-allemande en matière de politique étrangère :
À l'occasion des consultations qui se sont tenues le 3 juillet 1997 à Bonn, nous avons réaffirmé notre détermination commune à approfondir la coopération franco-allemande et à renforcer encore les liens multiples qui unissent nos pays, à un moment où l'Europe est confrontée à des défis majeurs.
Nous avons donc décidé, sur la base d’une analyse commune, d’une série de mesures visant à renforcer le « réflexe franco-allemand » dans le travail quotidien de nos ministères. À cette fin, nous avons convenu de ce qui suit :
1. Action commune au niveau ministériel
Nous avons l’intention d’entreprendre à l’avenir des voyages communs dans des pays tiers. De plus, nous nous efforcerons de coordonner nos calendriers de déplacements.
Les conférences franco-allemandes des ambassadeurs, qui se sont révélées être un instrument important de notre concertation, se poursuivront à intervalles réguliers. Après la dernière conférence de 1996 à Berlin sur le thème « La Russie et l’Ukraine », la prochaine conférence sera consacrée aux « relations transatlantiques », qui revêtent une importance capitale pour nos deux pays. La conférence devrait se tenir en France en 1998.
2. Renforcement des liens entre les services allemands et français
Les services compétents des deux ministères se concertent encore plus étroitement qu’auparavant sur tous les domaines d’intérêt commun. L’objectif est de parvenir, dans la mesure du possible, à des positions communes pour tous les événements bilatéraux et multilatéraux importants. Dans tous les cas, la position du partenaire doit être dûment prise en compte dans les documents préparatoires relatifs aux événements importants.
Pour la coopération, il est important que nos diplomates se connaissent et soient familiarisés avec les structures et les méthodes de travail du partenaire. C’est pourquoi les diplomates allemands et français, à partir du niveau des chefs de service, effectueront une visite de prise de fonction au ministère des Affaires étrangères du pays partenaire dans les quatre premiers mois suivant leur entrée en fonction au siège. Il en va de même pour les chargés de mission dont le travail concerne le pays partenaire.
Des visites d’information au ministère des Affaires étrangères du pays partenaire seront intégrées dans les programmes de formation destinés aux jeunes diplomates. Les jeunes diplomates recevront des cours dans la langue du partenaire.
3. De nouvelles voies de coopération
Nous souhaitons explorer de nouvelles voies en matière de structures et de méthodes de travail de nos ambassades dans le pays partenaire. Dans le prolongement de l'échange de fonctionnaires entre les deux ministères des Affaires étrangères, qui a fait ses preuves depuis dix ans, un diplomate allemand sera, dans un premier temps, détaché à l'ambassade de France à Bonn et un diplomate français à l'ambassade d'Allemagne à Paris.
Afin d’intensifier l’échange d’informations entre les deux ministères des Affaires étrangères, les ambassadeurs à Bonn et à Paris seront habilités à transmettre au ministère des Affaires étrangères du pays d’accueil les documents qu’ils jugeront appropriés (rapports, notes, mémos) à des fins d’information interne.
Afin de faciliter la communication entre les deux ministères, l’accès à la connexion de messagerie électronique existante sera ouvert à tous les membres des administrations centrales ainsi que des ambassades à Bonn et à Paris. Il convient de recourir davantage aux vidéoconférences.
La coopération administrative éprouvée entre les représentations diplomatiques allemandes et françaises dans les pays tiers sera poursuivie et encore renforcée. L’accord administratif sur l’utilisation commune des installations administratives et des bâtiments à Praia (Cap-Vert), que nous avons signé, servira de modèle pour la coopération dans d’autres pays.
Un bilan de la mise en œuvre de ces mesures sera dressé dans un an.